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Et Ramakrisna rencontra le Christ

 

« Vous réaliserez le Seigneur par toute pratique spirituelle accomplie le cœur sincère.

« Toutes les fois sont véridiques ; autant de fois, autant de chemins « (Ramakrishna)

Par Michel Meex, traducteur de « Biographie de Ramakrishna »

 

Ramakrishna naquit en 1836 au Bengale.
Dès son enfance, il n’eut qu’un but, une obsession: réaliser, connaître Dieu.

Devenu prêtre dans un temple de Kali (qu’il appelait Mère),
il s’absorba en de longues méditations afin d’obtenir d’Elle sa vision.
Il la pria sans cesse, mettant parfois sa santé en danger, et finit par être exaucé.
Arriva une nonne appelée Bhayravi Brahmai, qui le prit sous son aile.
Avec son aide,il accomplira de nombreuses disciplines tantriques
(les tantras sont des pratiques et doctrines religieuses
et magiques dédiées à la dévotion de Shakti, l’énergie féminine) et vishnouites,
grâce auxquelles il parvint à stabiliser dirons-nous son mysticisme,
sa relation intime avec la Divinité,
connaissant une multitude de ravissements et de béatitudes.

Vint alors un moine errant, appelé Tota Pouri
qui était établi en Brahman
(l’Etre -Conscience-Béatitude), en l’Absolu.
Aussitôt qu’il rencontra Ramakrishna,
il l’invita à être initié à son approche du divin.
Avec ce moine Ramakrishna atteignit l’état de conscience le plus élevé
qu’un homme puisse connaître, le Nirvana.

Plus tard, rencontrant un renonçant soufi,
Ramakrishna l’invita à partager avec lui sa connaissance du Divin,
et durant quelque temps,
il s’immergea en disciplines enseignées par ce renonçant.
Ramakrishna déclara qu’aussi par cette voie,
il atteignit le Suprême Ramakrishna
fit la connaissance de Sambhou Chandra Mallick,
qui lui lut partiellement la Bible.

Il en vint ainsi à apprendre la vie, la foi et l’enseignement du Christ.
Un autre Monsieur Mallick, prénommé Jadounath possédait une résidence
au sud du temple de Kali où Ramakrishna résidait
et celui-ci avait l’habitude de se promener dans son jardin tout proche.
Jadounath et sa mère éprouvaient une grande dévotion pour Ramakrishna,
et ce, depuis le début de leur relation.

Quand bien même, les propriétaires étaient absents,
les employés de la maison laissaient entrer Ramakrishna,
l’invitant à s’asseoir et à se reposer.

Plusieurs tableaux garnissaient les murs chez Mallick
dont un de l’enfant Jésus, assis sur les genoux de sa mère.
Alors qu’il regardait attentivement ce tableau,
pensant à la destinée extraordinaire du christ,
Ramakrishna perçut l’image prendre vie.
Des rayons lumineux jaillirent des corps de Marie et de Jésus,
enveloppant totalement son cœur.

Tous ses concepts hindous disparaissant de son esprit,
et en voyant d’autres sortes le remplir,
Ramakrishna pria vivement la Mère :
« quels étranges changements opères-tu en moi Mère ?
Cela n’y changea rien.

S’élevant avec force, les vagues de ces impressions
le submergèrent complètement
Sa dévotion et son amour pour les dieux et déesses hindous disparurent
et à leur place, une grande foi, une véritable révérence pour Jésus
et sa religion comblèrent son esprit.
Il eut une vision de prêtres chrétiens offrant devant l’image de Jésus
des lumières et de l’encens,
et il lui fut révélé la profondeur de leur foi,
tout comme leur amour du Seigneur.

Ramakrishna s’en retourna complètement absorbé en ces pensées.
Il en oublia le temple ainsi que ses dévotions à la Mère.
Il demeura dans cet état pendant trois jours.

A la fin du troisième jour, Ramakrishna vit,
alors qu’il se promenait sous le jardin du temple,
un homme d’allure agréable se diriger vers lui,
le regardant avec insistance.
Aussitôt qu’il l’aperçut, Ramakrishna sut qu’il était étranger.
Ses grands yeux éclairaient son visage,
et le bout de son nez légèrement aplati n’enlevait rien de sa grâce.
Ramakrishna tomba sous le charme de l’extraordinaire expression de ce visage
et il se demanda qui il voyait.

Très vite, la personne s’approcha
quand du fond du cœur de Ramakrishna résonnèrent ces mots :
«Jésus, Jésus le Christ, le grand yogui, le fils aimant de Dieu,
UN avec le Père, qui versa le sang de son cœur
et endura une torture insoutenable
pour délivrer les hommes de la tristesse et de la misère ».
Jésus alors étreignit Ramakrishna qui se fondit en lui.
Le Maître connut alors une béatitude
et perdit conscience du monde extérieur.

Ayant obtenu cette vision,
Ramakrishna n’eut plus le moindre doute
quant à la divinité du Christ.
Un jour, bien longtemps après cet événement,
alors que ses disciples rendaient visite à Ramakrishna,
il parla de Jésus et demanda:
«Dites les garçons, vous avez lu la Bible ;
pouvez vous me dire ce qu’il y est écrit
à propos des traits physiques de Jésus ?
A quoi ressemblait il ?
Nous répondîmes : Monsieur, nous n’avons rien vu de mentionné
dans la Bible sur ce point ;
mais comme il naquit juif, il devait sûrement avoir de beaux traits,
de longs yeux, et sûrement un nez aquilin.

Ramakrishna affirma : mais j’ai vu que le bout de son nez était un peu plat.
Je ne sais pas pourquoi je l’ai vu ainsi.
Bien que demeurant silencieux,
les disciples en vinrent à apprendre cependant
qu’il existait trois descriptions de l’aspect physique du Christ,
et selon l’une d’elles, le bout de son nez était un peu aplati.

Dans sa maturité spirituelle,Ramakrisna confiera à ses disciples :
«Je m’attache de force à un ou deux légers désirs,
grâce auxquels je garde mon esprit en ce monde pour vous tous,
car mon inclinaison naturelle est de demeurer uni et identifié à l’UN indivisible.»…


Résumé par l’auteur de la traduction De Swani Saradananda ,
disciple de Ramakrishna et parue en français aux Edit. du cerf 2005
dans la collection « Patrimoine hindouisme »..
Extrait du quotidien du 24-02-05 de la L.B.


Source: Swani Saradananda...www.lespasseurs.com



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