Post informatif sur la sexualité en islam

J’ai trouvé pour ceux que ça intéresse un certain nombre d’information le plus exhaustif possible sur la réalité de ce qui est autorisé ou pas dans la religion musulmane au niveau des relations intimes ou sexuelles.

Source de mes informations : le coran ou des personnages connus et reconnus pour leur connaissance du coran et qui ont facilité sa lecture.Je précise que mon objectif n’est d’aucune manière de convaincre que ces pratiques sont les ‘meilleures’.

Ce sont celle de l’islam et je m’adresse aux musulmans/musulmanes qui viennent lire ce forum et qui semblent parfois très peu informés. Cela leur permettra d’être au clair sur les réalités et ils pourront ensuite agir en toute connaissance de cause.Je m’adresse aussi à ceux et celles qui a part la curiosité aimeraient en connaître davantage sans pour autant partager la même façon de vivre.Je vous demande juste de ne pas critiquer les informations en questions ; c’est un fait et soit on a la foi soit on ne l’a pas.

Je respecte autant les uns que les autres; chacun a son vécu et chacun est libre de faire de sa vie et de son corps en l’occurrence ce qu’il veut.Je ne pense pas avoir jamais critiqué aucune des pratiques des uns et des autres même si je ne les partage pas ; je vous demande juste un peu de respect et de tolérance ...

Je le rappelle, car c’est très important pour moi, que mon but est purement INFORMATIF.

Certains propos vont faire régir, mais je crois que ça fera du bien à votre cerveau de savoir au lieu de rester sur des préjugés ou des ouï-dire …

J’ai réparti les infos sur plusieurs thèmes, d’une manière logique tout au long d’une relation entre un homme et une femme pour faciliter le suivi :

1- Tout sur le flirt et les relations sexuelles hors mariage

2- Tout sur la masturbation

3- Tout sur le mariage

4- Tout sur les relations sexuelles pendant le mariage

Au lieu de dénaturer les explications qu’on pu donner certains ‘savants’ sur les différents sujets j’ai repris les mêmes termes que j’ai récupéré d’un certain nombre de sites.

J’ai fait le choix de donner non seulement ce qui est autorisé ou pas dans l’islam mais aussi les raisons qui sont évoquées dans les écrits ; cela m’a semblé une meilleure manière de présenter les choses pour comprendre. Ensuite chacun fait ce qu’il veut la ou il veut avec qui il veut.

1- FLIRT ET SEXUALITE HORS MARIAGE

Rencontre homme/femme hors mariage :

L’Islam interdit que l’on reste en tête-à-tête avec une femme étrangère, même si c’était pour lui apprendre le Coran, parce que Satan pourrait s’immiscer dans leurs rapports. A ce propos, le Prophète de l’Islam (bénédiction et salut soient sur lui) a dit:

« Un homme ne se retrouve pas en tête-à-tête avec une femme sans que Satan ne soit le troisième ».

Il est interdit à tout musulman l’usage de tout moyen susceptible de conduire au mal, à la corruption et à la fornication. L’idée est que quand l’homme reste seul avec une femme et établit des relations avec elle, cela peut évoluer pour prendre une tournure imprévisible. Le tête-à-tête constitue une voie vers la corruption et la fornication. Il n’est pas permis à un homme de se placer au-dessus de tout soupçon et de dire :

« Moi je ne subis aucune influence du fait de rester en tête-à-tête avec une femme ».

L’Islam n’attend pas que les affaires d’une personne soient entachées d’interdit. Mais il essaye de l’en éloigner dès le début. Aucun compte n’est tenu du fait de l’existence de tête-à-tête qui n’ont pas abouti à la fornication ou à des jouissances interdites telles que des caresses et des baisers... Pourquoi d’ailleurs s’exposer à la tentation?

N’est il pas vrai que quand un homme s’assoit à côté d’une femme étrangère non accompagnée, l’une des deux personnes peuvent penser à un acte interdit, même s’il ne l’accomplit pas...

La répétition de cette situation peut conduire à l’accomplissement de l’acte. Rencontres d'un soir ou d'un week-end et dans l'union temporaire, l'objectif est unique : la satisfaction pure de l'instinct sexuel.

Or, la nature humaine ne se résume pas à de la sexualité. Et une fois qu'on a rendu permises les relations sexuelles dans le cadre du simple consentement mutuel, sans besoin d'être mariés, rien n'empêche des êtres humains d'avoir comme objectif la recherche de toujours plus de plaisir sexuel avec de toujours nouveaux partenaires (voire même plusieurs à la fois). Il s'agit alors, clairement, de l'instinct vécu en excès car vécu sans prise en compte des autres aspects de la nature humaine.

Or, si l'islam n'enseigne pas que vivre sa corporalité serait une entrave à la spiritualité, par contre il enseigne que l'excès dans la corporalité est une entrave à la spiritualité. Si on laisse son instinct dominer, on est en déséquilibre par rapport aux exigences de son âme. C'est bien pour exprimer cette réalité que le Prophète a dit :

"Celui qui a des relations sexuelles hors du cadre voulu ne le fait pas en ayant la foi" (rapporté par Al-Bukhârî, n° 6424).

Bien évidemment, cela ne veut pas dire que le musulman qui le fait a complètement perdu la foi et quitté l'islam (Kitâb ul-îmân, Ibn Taymiyya, p. 283).

Cela veut dire, comme l'a dit Ibn Abbâs, qu'au moment de commettre cet acte, il n'a pas "la lumière de la foi" (cité par Al-Bukhârî, kitâb ul-hudûd, bâb n° 2).

En effet, il s'agit d'un acte de pure recherche de la satisfaction de l'instinct, qui exprime un déséquilibre par rapport à la spiritualité (Hujjat ullâh il-bâligha, tome 1 p. 471).

Voilà pour les méfaits des relations extra matrimoniales sur le lien vertical, avec Dieu. Mais même sur le plan transversal les méfaits sont là, discrets mais visibles pour qui y réfléchit.

En premier sur les valeurs familiales, qui tendent à se diluer au profit de valeurs individualistes (puisqu'on n'a plus besoin de former un couple stable pour vivre sa sexualité). Et de nouvelles et curieuses formes de familles apparaissent : monoparentales, homosexuelles… au détriment des droits des enfants, qui ont besoin d'un cadre établi et de repères paternels et maternels pour se développer pleinement sur le plan affectif et psychologique.

Une telle sexualité ne peut non plus ne pas avoir des répercussions sur l'échelle des valeurs de chaque individu. Elle appelle plus de liberté des mœurs, plus de libertés des corps, permet toujours plus d'appels à l'endroit des regards pour plus de libertés par rapport aux fidélités. Sexualité sans cadre, sexualité sans sentiments, sexualité sans engagement, sexualité sans responsabilités. Jouissance d'une nuit suivie du gris de l'aube et de la journée, quand on se retrouve seul(e).

Nouvelle quête pour trouver un nouveau moment de plaisir l'instant d'une nuit ou d'une fin de semaine. Avant, de nouveau, la solitude affective. "L'union des deux cœurs avant l'union des deux corps, comme cela se fait dans le mariage, n'est-elle chose bien meilleure que la seule union de deux corps lors de la fornication ?" (d'après Majmû'at ul-fatâwâ, tome 15 p. 362).

2- MASTURBATION

Pour l'islam, la sexualité et tout ce qui y a trait fait partie de la nature humaine, et il n'y a pas de tabou lié à ce sujet. Par contre il y a en islam, au sujet de la façon de vivre la sexualité comme au sujet de la façon de vivre toute chose, des limites à respecter. Pour l'islam, l'instinct sexuel ne doit pas être refoulé et considéré comme en soi une mauvaise chose. Mais il ne doit pas non plus être flatté sans cesse. Il doit être orienté.

C'est pourquoi les sources musulmanes (Coran et Hadîths) enseignent que le cadre matrimonial est le seul cadre autorisé pour vivre sa sexualité (voir Coran 23/5-6).

L'avantage de cette mesure, c'est que l'instinct sexuel sert de la sorte de tremplin à la fondation de familles. Quant à celui qui ne le peut pas, un autre verset s'adresse à lui en ces termes : "Et que ceux qui n'ont pas de quoi se marier cherchent à rester chastes jusqu'à ce que Dieu les enrichisse par Sa Grâce"24/33).

Car "ceux qui cherchent [la satisfaction de l'instinct sexuel] au-delà de cela [le cadre matrimonial], eux sont ceux qui dépassent." (Coran 23/7).

Or, la masturbation relève justement de ce qui est "au-delà du cadre permis" par les sources musulmanes, et, en tant que telle, est interdite.

Au cas où un jeune homme n'a pas les moyens de se marier et ressent une très forte poussée de l'instinct, le Prophète Muhammad (sur lui la paix) lui a enseigné de faire des jeûnes (rapporté par Al-Bukhârî).

Un tel jeune homme devrait également s'occuper à des activités permises (sport autorisé, art autorisé, etc.), qui lui permettraient de penser à autre chose (cela sans pour autant faire de refoulement psychologique, car si l'instinct sexuel doit se vivre dans l'intimité et avec pudeur, il n'en est pas moins quelque chose de naturel dont il ne faut pas avoir honte de l'existence en soi).

Cela devrait lui permettre de "rester chaste jusqu'à ce que Dieu l'enrichisse par Sa Grâce", comme énoncé dans le verset ci-dessus. Malgré tout cela, il peut arriver qu'un jeune homme ressente une poussée de l'instinct telle qu'il "n'en puisse plus" et qu'il craigne de tomber dans la fornication (az-zinâ, relation sexuelle hors du cadre du mariage).

Dans ce cas et en dernier recours, face à deux maux (la fornication et la masturbation), certains savants musulmans sont d'avis qu'il peut être amené à avoir recours au moindre mal (cf. Al-halâl wal-harâm, p. 153, et aussi Fatâwâ Ibn Taymiyya, tome 34 p. 230), et ce seulement s'il y a risque réel pour lui de tomber dans la fornication.

C'est ce qui est connu en droit musulman comme "akhaffu-dh-dhararayn" (le moins grave de deux maux).

Soulignons-le : cela reste quelque chose du dernier recours uniquement, et seulement si le jeune n'a vraiment pas les moyens de fonder un foyer et qu'il craint vraiment de tomber dans un mal plus grave.

Concernant la masturbation des femmes : Nous n'avons pas trouvé d'avis faisant la distinction entre l'homme et la femme à ce sujet. Les mêmes règles s'appliquent apparemment à la femme comme à l'homme à ce propos.

Enfin, nous aimerions souligner que tout au long de cet article, il n'a pas été développé l'idée qu'au regard de l'islam, la masturbation serait une pratique sexuelle parmi tant d'autres, mais qu'au regard des avis de savants musulmans - avis fondés sur les sources musulmanes - il s'agit en temps normal de quelque chose d'interdit. Et qu'en cas de dernier recours, il y a divergence d'avis quant au fait de savoir si cela reste quand même interdit ou si cela est permis à cause de la nécessité.

 

3- MARIAGE

J’ai pu lire a plusieurs reprises sur des forums des jeunes femmes musulmanes parler de mariage forcée, j’ai pensé que certaines précisions à ce sujet sont nécessaires. Egalement vis-à-vis d’autres forumeurs qui ont sûrement pour préjugé que les mariages forcés sont totalement autorisés.

Donc, une femme a-t-elle le droit d'épouser quelqu'un sans le consentement de ses parents, ou est-elle obligée de leurs obéir en acceptant le partenaire qu'ils ont choisi pour elle. En d'autres mots, les parents ont-ils le droit de forcer une jeune fille à épouser quelqu'un.

Deux cas de figure peuvent se présenter:Si la femme ayant l'âge de la puberté est encore vierge au moment du mariage:D'après l'école hanafite, personne n'a le droit de lui imposer le mariage avec quelqu'un. Son père peut éventuellement lui conseiller à ce sujet ou lui proposer un homme.

Mais le choix final revient à la femme et à elle seule. L'école hanafite précise clairement que la validité du mariage qui a été conclu sans le consentement (réel, non pas un consentement imposé) de la fille majeure est soumise à l'approbation de celle-ci: si elle accepte de plein gré, le mariage est valide, au cas contraire non. 

Ibné Abbas (radhia allâhou anhou) rapporte qu'une fois, une jeune fille vint se plaindre au Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) que son père l'avait mariée alors qu'elle n'était pas d'accord. Le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) lui donna alors le choix (de conserver le mariage ou de le rejeter). (Abou Dâoud).

Un autre argument présenté par les Hanafites est le verset du Qour'aane qui dit: "S'il divorce avec elle (la troisième fois) alors elle ne lui sera plus licite tant qu'elle n'aura pas épousé un autre." (Sourate 2/ Verset 230) Dans ce passage, Allah a lié le fait de se marier directement à la femme, sans faire aucune allusion au "Waliy" (responsable légal de la fille en Islam).

Cependant, il est recommandé à la femme de déléguer à son "Waliy" la responsabilité de chercher un époux convenable pour elle. D'après l'école châféite, le père a le droit d'imposer le mariage à sa fille si celle-ci est encore vierge, sous certaines conditions, bien qu'il lui est recommandé d'obtenir d'abord son consentement.

Cependant, certains savants de l'école châfeïte précisent que si la jeune femme a déjà choisi un époux qui présente les qualités requises, son père sera obligé de prendre en considération son choix.

C'est notamment l'avis de Allâmah Soubouki r.a. (Référence: "Moughniyoul Mouhtâdj" Volume 3 / Pages 153-154) L'école hambalite présente deux opinions à ce sujet: l'une qui donne au père le droit d'imposer le mariage à sa fille et l'autre qui ne lui en donne pas le droit. Il est à noter que les savants hambalites ne citent généralement que la première opinion.

Cependant, il est quand même recommandé au "Waliy" d'obtenir au préalable le consentement de la fille. Encore une fois, si celle-ci a déjà choisi un homme convenable, le père sera dans l'obligation d'accepter ce choix. Il ne pourra la forcer à épouser quelqu'un d'autre qu'elle n'aime pas. Pour l'école mâlékite également, le père a le droit de marier sa fille, même sans son consentement.

Cependant, s'il la considère comme étant suffisamment mûre et lui donne l'autorisation de choisir un époux, dans ce cas il ne pourra plus la marier sans son consentement explicite. De même, le père est en mesure d'imposer le mariage à sa fille à condition que cette union ne soit pas préjudiciable à celle-ci. Il est à noter que, sur ce point, Allâmah Ibné Taymiyah r.a. affirme que l'opinion de l'école hanafite est celle qui est la proche du Qour'aane, de la Sounnah et c'est aussi la plus rationnelle.

J’ai préféré vous donner en intégralement les avis des différentes écoles musulmanes pour que vous voyez que tous les musulmans ne sont pas à mettre dans un même sac. Chacun suit une école et chacun applique avec plus ou moins de modération les écrits selon l’interprétation qui est donnée.

Si la femme ayant l'âge de la puberté n'est plus vierge (c.a.d. qu'elle est veuve ou divorcée):Dans ce cas de figure, il y a unanimité entre les écoles juridiques que personne n'a le droit de la forcer à épouser quelqu'un. Il est indispensable d'avoir son agrément pour contracter son mariage. Si son responsable ("Waliy") l'a donné en mariage à quelqu'un sans lui demander son autorisation et que par la suite elle donne approbation, d'après l'école hanafite, le mariage sera valide.

4- RELATION INTIME

Pour l'islam, la sexualité et tout ce qui y a trait font partie de la nature humaine, et il n'y a pas de tabou qui y serait lié. Pour l'islam, l'instinct sexuel ne doit pas être refoulé et considéré comme en soi une mauvaise chose. Mais il ne doit pas non plus être flatté sans cesse. Il doit être orienté. Et c'est dans l'objectif de fournir à l'être humain cette orientation que l'islam lui offre, au sujet de la façon de vivre la sexualité comme au sujet de toute chose, des limites à respecter. L'islam enseigne de plus que parler de choses intimes doit se faire avec dignité et en utilisant un langage plein de pudeur, comme l'a fait Dieu quand il dit dans le Coran: "… ne les approchez pas" (Coran 2/222) et "… avant que tous deux ne se touchent l'un et l'autre" (58/3).

Les façons de pratiquer les actes non purement cultuels sont laissées à l'appréciation de chaque individu. Seulement, même dans ces actes non purement cultuels, l'islam offre des principes (des obligations, des interdits, des choses qui sont déconseillées, des choses qui sont recommandées) à respecter. Et c'est le respect de ces principes qui inscrivent du "culte" et du "religieux" dans ces actes à l'origine non purement cultuels (c'est ce qui est différent avec l'Occident moderne, pour qui le "religieux" –- le lien avec Dieu et la référence à Son agrément –- est coupé des choses de la vie).

C'est ainsi qu'en islam tout devient sacré. Et c'est bien pourquoi le Prophète (sur lui la paix) avait dit à ses Compagnons que les relations intimes entre époux sont un acte rapportant récompense auprès de Dieu. A ses Compagnons qui s'en étonnaient, il dit que puisque celui qui le faisait dans l'interdit commettait un péché, celui qui le faisait de la façon permise faisait un acte méritant récompense de la part de Dieu (rapporté par Muslim).

Nous disions donc que pratiquer les actes non purement cultuels est laissé à l'appréciation de chaque individu. D'ailleurs, au sujet des relations intimes, Dieu a explicitement dit dans le Coran qu'elles pouvaient être faites "comme vous voulez" (2/223). Quelles sont donc les diverses positions à pratiquer, quels préliminaires adopter, tout cela n'est pas spécifié dans les sources de l'islam mais est laissé à l'appréciation de chaque couple, comme le souligne Shâh Waliyyullâh (Hujjat ullâh il-bâligha, tome 2 pp. 356-357).

En effet, étant donné que cela relève de ce qui n'est pas purement culturel ('âdât), il n'y a pas besoin du fait que le Prophète ait pratiqué telle chose pour qu'on puisse la pratiquer. La règle est donc la permission originelle, à condition bien sûr que soient respectés un certain nombre de principes enseignés par l'islam.

Et ces principes sont les suivants.Tout d'abord il y a bien évidemment l'obligation, pour les deux partenaires, d'être mariés. Il faut ensuite savoir que la sodomie est strictement interdite (voir les nombreux Hadîths du Prophète à ce sujet, notamment le Hadîth rapporté par At-Tirmidhî, n° 1164, et par d'autres, authentifié par Al-Arna'ût).

De nombreuses personnes posent la question de savoir si les contacts sont autorisés entre époux au niveau de l'organe buccal et la partie intime…

A ce sujet il faut savoir qu'en soi, le fait pour les époux de s'embrasser là où ils le veulent n'a pas été interdit par les sources musulmanes. D'un autre côté, cependant, la substance que les organes génitaux masculins et féminins sécrètent au moment de l'excitation est najis et il est donc interdit de l'avaler (on ne parle même pas là du sperme –- "al-manî" –-, émis uniquement au moment de l'orgasme, mais de la substance émise tout au long de l'excitation : "al-madhî").

La permission de s'embrasser ne peut donc être que dans la mesure où le partenaire ne va pas avoir recours à une façon de faire qui l'entraînerait sans qu'il s'en rende compte à absorber cette substance ; il ne doit pas non plus embrasser exactement là où cela le conduirait fatalement à absorber cette substance, sans même qu'il s'en rende compte.Il faut également savoir que pendant la période menstruelle, les relations sexuelles sont interdites (Coran 2/222), les étreintes et les jeux amoureux restant cependant tout à fait autorisés alors (les Hadîths sont bien connus à ce sujet).

Les relations intimes sont donc en soi permises quand les époux le veulent.

Nous voudrions aussi dire que si l'islam est strict en ce qui a trait à l'exposition des corps en public il n'a en revanche ni interdit ni même déconseillé le fait que les époux soient totalement dévêtus (dans un lieu où personne ne peut les voir) ni le fait que les époux voient totalement leur nudité.Il faut également rappeler que les sources musulmanes enseignent que la satisfaction sur le plan intime n'est pas seulement un des droits du mari, mais également un des droits de l'épouse (cf. Fatâwâ Ibn Taymiyya, et aussi Tahrîr ul-mar'a, tome 6 pp. 232-233).

Ici, il faut souligner qu'il ne faut pas négliger les préliminaires (at-tajammul et al-mudâ'aba) avant les relations intimes (cf. Zâd ul-Ma'âd, Ibn Qayyim, tome 4 p. 253). Enfin, le Prophète a interdit que les époux racontent à d'autres personnes des détails de ce qui se passe pendant leurs relations intimes (voir à ce sujet le Hadîth rapporté par Muslim et celui rapporté par Abû Dâoûd).

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Voila tout ce que j’ai à dire pour l’instant sur le sujet. C’était sûrement un peu long mais j’espère intéressant et instructif