Selon Olivier RIMMEL, spécialiste en sécurité, stratégie et prospective, “il est parfaitement crédible qu’une forme nouvelle de perturbations sociales se manifeste dès la fin de l’année 2004, si le baril de pétrole dépasse et s’installe au delà de $50. Aujourd’hui, il est absolument inenvisageable de considérer pouvoir faire avancer le monde sans Or Noir, presque tout est lié à cette énergie ou à ce qu’on tire de sa transformation. Rien n’a été prévu pour son remplacement, et si on commençait maintenant à envisager son remplacement, non seulement il nous faudrait une cinquantaine d’années pour espérer pouvoir trouver une ou des énergies en mesure de la substituer, mais il faudrait encore une cinquantaine d’années pour les déployer au niveau mondial, malheureusement nous n’avons que 8 à 25 ans selon les études sérieuses pour opérer ces changements, autant sur le pétrole, que sur le gaz naturel qui va également subir les mêmes contraintes”.

Ce sont nos deux principales sources d’énergie qui sont visées par une crise majeure, même sans attentat, il faut commencer à envisager que nos ressources naturelles arrivent à épuisement, et qu’à partir de maintenant, elles vont connaître des augmentations de prix mécaniquement prévisibles (beaucoup moins d’offre, pour beaucoup plus de demande) et irréversibles.

Si cette crise se produisait, le scénario le plus probable serait un crach pétrolier majeur, suivi immédiatement d’un crach boursier profond et planétaire, avec des conséquences sociales et humaines très rapides. En quelques semaines, des centaines de millions d’humains pourraient se trouver dans des situations financières critiques, ne leur permettant plus d’assumer leurs besoins quotidiens, y compris et surtout dans des pays riches, des millions d’entreprises seraient “gelées” et laissées dans des situations financières critiques, les économies mondiales seraient gelées sans espoir de résolution rapide.