Une équipe de l'université Temple, dirigée par le radiologiste Scott Faro, a demandé à six personnes de tirer des coups de feu à l'aide d'un fusil jouet. Les sujets ont ensuite été placés dans un scanner et ont menti à propos des coups de feu. Ils ont aussi passé un test polygraphe.

Les chercheurs ont également demandé à cinq autres personnes, qui n'avaient pas tiré de coup de feu, de subir les mêmes tests afin de comparer les résultats.

Dans chacun des cas, les deux méthodes ont permis d'identifier les menteurs et les personnes disant la vérité.

Toutefois, le test par résonance a permis d'identifier l'activité de différentes zones spécifiques du cerveau durant un mensonge. Des zones cérébrales frontales, temporales et limbiques étaient plus actives. De façon générale, plus de zones du cerveau sont activées pendant un mensonge.

Les auteurs de la recherche croient que la technique pourrait remplacer les détecteurs traditionnels de mensonge, les polygraphes, dont les résultats sont encore controversés aujourd'hui. Les polygraphes mesurent la réponse du corps humain par les symptômes de stress que le mensonge provoque. Les opérateurs de ces outils identifient les menteurs à partir d'informations comme la respiration, la transpiration et la pression sanguine.

Si certaines agences gouvernementales américaines utilisent toujours ces tests, l'académie nationale des sciences a publié, en 2003, une étude dévastatrice pour cet instrument. Certains sujets seraient capables de contrôler leurs réponses physiques et ainsi tromper les résultats, ce que ne permettrait pas le nouveau moyen de contrôle

Les résultats ont été présentés au congrès de la Radiological Society of North America.