Je pose la question suivante : seriez vous capable de détruire un village entier, de tuer des centaines d'individus, d'éventrer des maisons, de culbuter des véhicules, de tordre des réverbères comme des brins de paille en utilisant un simple pétard de bonne taille ?

La réponse est oui, si l'énergie est fournie par une .... avalanche dont on sait qu'elle peut être déclenchée par une impulsions sonore. Une avalanche n'est qu'un glissement de terrain particulier, celui d'une plaque de neige qui ne tient que par miracle. Il existe alors une énergie disponible que l'on peut utiliser pour se venger d'un voisin qui vous a par exemple pîqué une place de parking.

Autre devinette : est-il possible de projeter une tonne d'eau à trente mètres de haut en utilisant une verre d'un produit qui n'est même pas un explosif ?

Même réponse positive. Quand nous étions en Islande avec les vulcanologues Maurice et Katia Kratf, ceux-ci se régalaient à ranimer des geysers "éteints" en utilisant simplement un produit pour laver la vaisselle.Un geyser se déclenche parce que, soudain, au fond, l'eau entre en ébulltion. Une bulle de grande taille se forme et remonte dans le conduit. En remontant elle entraîne à sa suite de l'eau chaude à l'état liquide qui, gagnant des régions où la pression est plus faible se transforme à son tour en vapeur. Quand cette bulle atteint la surface, où se situe souvent une vasque d'eau, elle soulève la surface liquide. Puis son extrêmité crève et cette poche de vapeur se dégonfle alors en expulsant son contenu à une belle hauteur. Si vous voyez un jour une émission sur les geyers, notez ce détail. Bien que l'ensemble ne se déroule qu'en une seconde tout au plus, c'est parfaitement visible.

Le fonctionnement du geyser est périodique. Cette brutale montée d'une bulle de vapeur laisse en lieu et place de l'eau plus froide. Il faut attendre que la chaleur apportée à cette eau par l'environnement solide crée de nouveau les conditions du passage à l'état de vapeur, sous une pression de 3, 5 ou 10 bars. Tout dépend de la longueur de la cheminée. Si l'apport en chaleur, pour une raison ou pour une autre devient insuffisant le geyser "ne marche plus". Il est alors possible de relancer le processus en utilisant du produit vaisselle pour abaisser le point d'ébulltion de l'eau. On verse alors ce liqide à l'entrée du geyser et on attend quelques minutes qu'il atteigne une profondeur suffisante. Alors c'est magique. Le géant se réveille et crache de millions de bulles de savon géantes. J'avais une vieille photo où l'ont voyait mon fils de dix ans jouant avec cet essaim de bulles brillant au soleil, mais je ne la retrouve plus.

Il est donc a priori possible de déclencher certains phénomènes naturels avec des causes minimes au plan énergétique.

Sur le plan de la tectonique des plaques il existe sur Terre une foultitude de régions qui sont le siège de tensions latentes absolument fantastiques. Il est logique de penser que le phénomène de glissement de plaque puisse être déclenché de la même manière qu'on déclenche une avalanche : à l'aide d'une onde sismique. A priori on aurait tendance à penser que les énergies devraient être très importantes. Mais tout dépend de la "distance" qui sépare le système de son "point catastrophique" (au sens mathématique du terme). Ainsi l'énergie à fournir est ... inévaluable. On peut très bien trouver sur Terre des régions où une simple explosion nucléaire souterraine puisse s'avérer suffisante pour déclencher un séisme qui, de toute façon, se serait produit dans les mois ou années à venir, voire... le lendemain. Inversement si ça n'est pas le moment, même la bombe la plus puissante pourrait être sans effet. Notons qu'il y a dans ce genre d'activité un certain côté apprenti-sorcier. Quitte à faire ce genre d'expérience, si c'est faisable, autant aller opérer loin de chez soi.

L'épicentre du phénomène Indonésien se situe à quelque distance de l'extrêmité nord de l'île de Sumatra où sévissent des extrêmistes qui ne rêvent que d'une chose : faire sécession et instaurer là-bas une république islamiste. Leur coller une bonne secousse pourrait représenter une sorte de réponse à l'attentat de Bali. Que cela marche ou non, cela permettrait de tester l'efficacité de la méthode et la "réponse" d'une zone se subduction à une telle sollicitation. Au pire on n'enregistrerait que le signal sismique lié à la charge utilisée.

Méthode : utiliser un engin sous-marin, vraisemblablement entièrement conçu pour ce type d'opération. Les sous-marins actuels, dotés de doubles coques en titane de 4 cm d'épaisseur peuvent plonger jusqu'à mille mètres de profondeur. Un fond de 1500 mètres est alors à portée de main. En croisant à cette profondeur une telle machine est pratiquement indétectable, puisqu'elle navigue au double de la profondeur couramment atteinte par les unités classique.

Reste à créer l'ébranlement sismique. Pour ce faire il faut opérer comme dans une mine : creuser au prélable un conduit, forer. Ca n'est pas inenvisageable. A une telle profondeur la chose peut rester discrète. On peut envisager alors de balancer dans le puits ainsi ménagé une charge de cent mégatonnes ( les engins thermonucléaires les plus puissants, mis en oeuvre par les Russe, atteignaient 60 mégatonnes et furent même largés ... par des avions. On peut très bien envisager cent mégatonnes ou plus. Si le puits est assez profond les débris de l'explosion resteront prisonniers du manteau terrestre. Ca n'est rien d'autre qu'une explosion nucléaire souterraine, analogue à celles que nous, Français, avons pratiquées dans l'atoll de Mururoa. On sait que pour une bombe d'une kilotonne, cent et quelques mètres de bonne terre suffisent pour éviter que les rejets débouchent à l'air libre. Les essais nombreux réalisés dans tous les pays ont permis de construire la loi

Profondeur requise = Fonction de la charge utilisée

Une loi très probablement extrapolable pour des très fortes charges. A ce stade on peut faire une remarque. Les sismographes ont déterminé la profondeur de l'épicentre, c'est à dire le premier point de glissement des deux plaques l'une sur l'autre. Cela donne de 20 à 30 km. Serait-ce à dire que les gentils expérimentateurs auraient du creuser jusqu'à une telle profondeur ? Pas du tout. C'est simplement le point qui aura répondu le premier à la sollicitation sismique. De la même façon, quand une avalanche est déclenchée, le point où la neige cède en premier n'a rien à voir avec l'endroit où la charge a été mise à feu, créant l'ébranlement

On peut aussi imaginer, comme je l'ai fait dans un livre qu'une grande puissence se soit rendue maîtresse de la synthèse d'antimatière par compression et puisse alors synthétiser in situ ( le transport serait passablement dangereux ) des quantités illimitées d'antimatière. Rappelons qu'un kilo d'antimatière développe une puissance qui peut être comparée à celle de tous les engins nucléaires actuellement présents dans nos arsenaux terrestres. Alors tout des possible : dix mille, cent mille mégatonnes, plus encore. Le conduit pourrait de même être créé en utilisant un jet d'antimatière. A une telle profondeur de tels travaux passeraient totalement inaperçus. Si ce que je dis a un fondement, alors l'arme à antimatière, alias arme au plasma, ne connaît aucune limite en puissance. Si on ne peut l'utiliser en plein air, il est alors possible d'effectuer des tirs sur différentes planètes, inhabitées. Mais se pose alors le problème de l'acheminement de modules-bombes à des distances considérables. Et en plus, quand même, ça se voit, ça fait désordre, même si on parvient à camoufler de tels essais en impacts de débris de comêtes. En visant des essais à la fois souterrains et sous-marins on peut monter en puissance et continuer de s'amuser. Pas de retombées. La couche de sédiments amortit l'explosion, mais à cette chape terreuse s'ajoutent les cent cinquante bars de pression liés au poids de l'eau. On gagne en confinement. Si on opère dans une région où règne une certaine sismicité, chronique ou potentielle, on accroît le fait de pouvoir attribuer l'effet, quel que soit celui-ci, à une cause naturelle.

Délire technologique comme l'avait dit un journaliste scientifique français en 2002 ? Actuellement; où finit la "raison" et où commence le "délire" ? Bien malin qui saurait le dire.

Nous avons donc deux scénarios possibles : le phénomène naturel, surgissant sans crier gare dans une région qui n'est pas a priori sujette aux tsunamis ou l'intervention humaine, dans une région où les états "non-voyoux" ne risquent guère de subir les contre-coups de l'opération ( si on excepte les quelques couillons de touristes qui se trouveront par hasard par là, à classer au rayon des "dommages collatéraux" ). Si tel était le cas, ces gens auraient-ils prévu que la chose puisse prendre de telles proportions, que la secousse prenant naissance à l'épicentre puisse gagner une zone de tension s'étendant cers le nord sur plus de mille kilomètres, au voisinage des îles Adamau et Nicobar ? Autre hypothèse : quelqu'un, parmi cette bande de joyeux artificiers aurait-il simplement prévu que cela puisse déclencher un séisme ?

Je laisse au lecteur le soin de se forger sa propre conclusion. Je pense simplement que nous devrons, dans l'avenir, préter plus attention aux phénomènes "naturels", comme par exemple ces étranges ouragans qui par deux fois ont ravagé des régions de France, dont deux qui se suivirent de près. L'arme "naturelle" est l'arme idéale. On utilise les forces de la Nature, qui n'est pas avare de ses joules. Pour l'arme météorologique c'est ce bon vieux Soleil qui fournit l'énergie ( 1,5 kW par mètre carré de surface terrestre ). Une épidémie délibérément créée peut toujours être imputée à une mutation d'un virus " comme cela s'est déjà produit dans le passé ". Attaquant un cheptel elle peut mettre à mal une éconmie. Ce qu'il y a de merveilleux c'est qu'on peut même de débrouiller pour que la victime ne puisse pas fixer son choix quant à l'agresseur. C'est un point commun avec le terrorisme, qui peut se muer en auto-terrorisme, si les nécessités politiques l'imposent.

Dans le domaine de la connerie humaine, que peut-on envisager ? Au lieu de dévier un astéroïde, pourquoi ne pas s'en choisir un, en le dirigeant vers "l'ennemi". On a tous les choix de grosseur et si on dispose de propulseurs à antmatière, tout devient possible. Le onze septembre, les victimes se comptaient pas milliers. Là on a sauté un ordre de grandeur, presque deux. Avec une chûte d'astéroïde sur une région bien peuplée, ou près d'une côte à forte densité de population, ça donnerait quoi ?

Pour finir, imaginons qu'à la suite d'une fuite quelqu'un soit averti qu'une opération de cette nature soit projetée. Il a alors deux choix possibles :

- Soit il lâche cette information. Mais si celle-ci correspond à une manipulation il risque de se discréditer.

- Soit il en fait état après l'évènement et on l'accusera alors de tenter de récupérer celui-ci pour se rendre intéressant.


http://www.jp-petit.com/Presse/tsunami.htm
http://www.jp-petit.com/Presse/ARMES/Armes0.htm