Centres de traitement par rayonnement Gamma :

Sablé sur Sarthe (près du Mans) : ZI de l’Aubrée 72300 SABLE SUR SARTHE (Firme IONISOS)

Pouzauges (près de Nantes) : ZI de Montifaut 85700 POUZAUGES (Firme IONISOS)

Dagneux (près de Lyon) : ZI les Chartinieres 01120 DAGNEUX (Firme IONISOS)

Marseille : Rue Jean Queillau Marché des Arnavaux F-13014 MARSEILLE (Firme GAMMASTER)

 

- Les Centres de traitement par électrons accélérés :

Orsay (région parisienne) : Domaine de Corbeville 91400 ORSAY (Firme IONISOS)

Chaumesnil (près de Troyes) : 10500 BRIENNE LE CHATEAU (Firme IONISOS)

Berric (Morbihan) : Le Flachec 56230 Berric (Firme IONISOS)

 

L’irradiation des aliments, qu’est-ce que c’est ?

Ce procédé consiste à exposer des aliments à de hautes doses de radiations ionisantes, soit par rayons gamma (issu de substances radioactives, le Cobalt 60 ou le Césium 137), soit par électrons projetés à une vitesse proche de celle de la lumière. Ce « traitement » supprime les bactéries et les insectes présents sur les aliments et permet d’en allonger la durée de conservation.

L’irradiation rend-elle les aliments plus sûrs ?

Les promoteurs de l’irradiation des aliments présentent ce procédé comme une solution-miracle contre les maladies d’origine alimentaire (salmonellose, infections à E. coli 0157 :H7).

 

Cependant, de nombreuses études scientifiques montrent que les méfaits de l’irradiation sur la santé sont bien pires que ses prétendus bénéfices :

- L’irradiation détruit une grande partie des vitamines et des nutriments présents dans les aliments ;

- Certaines bactéries sont très utiles puisqu’elles agissent sur l’apparence des aliments (pourrissement, odeur) et permettent ainsi aux consommateurs de repérer les aliments douteux. Les aliments irradiés paraissent sains, mais ne le sont pas toujours ;

- L’irradiation est très souvent utilisée comme substitut à de bonnes pratiques sanitaires ou pour « recycler » des produits atteignant leur date de péremption ;

- Les animaux de laboratoire nourris d’aliments irradiés sur de longues périodes souffrent de nombreuses maladies génétiques, de problèmes de reproduction, de déformations et de mortalité précoce.

- une substance particulière créée par l’irradiation dans les aliments, l’alkylcyclobutanone, pourrait être facteur de cancer (Selon une étude récente menée par des scientifiques allemands et français (Delincée, H. and Pool-Zobel, B. « Genotoxic properties of 2-dodecyclobutanone, a compound formed on irradiation of food containing fat » Radiation Physics and Chemistry, 52:39-42, 1998).

 

La délocalisation des productions, la panacée ?

L’irradiation, en allongeant la durée de conservation des aliments, risque d’accentuer la délocalisation des productions agricoles.  Or ce phénomène met en péril la dynamique de nos économies locales et détruit l’environnement :

- Les emplois agricoles sont menacés par l’arrivée sur nos marchés d’aliments produits par des multinationales dans les pays du Sud dans des conditions sociales et environnementales déplorables

- La biodiversité est mise en péril par le développement des monocultures au Nord comme au Sud

- Les transports générés par la délocalisation des productions entraînent un gaspillage énergétique monstre et accentuent le problème du réchauffement climatique.

 

Une centrale près de chez moi, non merci !

Les centrales d’irradiation des aliments se multiplient, souvent sans que les habitants des communes concernées soient informés des risques encourus ou des mesures à prendre en cas d’accidents. Or, la plupart des aliments sont irradiés selon une méthode qui implique des substances hautement radioactives, le Cobalt 60 et le Césium 137, et de nombreux cas de fuite, d’exposition accidentelle à des sources radioactives, voire d’incendies mettant en jeu ces centrales ont été répertoriés. Il est urgent de réagir !

 

La France, à la traîne de l’Union Européenne

Des aliments sains, produits dans de bonnes conditions sanitaires et commercialisés dans des délais raisonnables n’ont pas besoin d’être irradiés. Le Parlement Européen a reconnu que l’irradiation des aliments présentait une « nécessité technologique faible ». Au niveau européen, seules les épices et les herbes aromatiques séchées sont inscrits dans la liste des aliments irradiés autorisés. La plupart des autres pays de l’Union Européenne n’autorisent pas la production d’aliments irradiés sur leur territoire et n’acceptent la commercialisation que des épices et des herbes aromatiques séchées. En France, une quinzaine de denrées et ingrédients alimentaires peuvent être soumis à un traitement par irradiation (épices, herbes aromatiques séchées ou surgelées, oignons, ail, échalotes, légumes et fruits secs, corn flakes et muesli, viande de volaille, cuisses de grenouilles, crevettes,...).

 

Menaces radioactives sur les aliments
Communiqué de presse : CRIIRAD : 471,avenue Victor Hugo - 26000 VALENCE

Dès 2005, les aliments présentant des teneurs en polluants radioactifs 100 fois à 1 000 fois supérieures au risque négligeable pourront être librement commercialisés et consommés sans restriction !

Deux projets, élaborés au plus haut niveau, sont en effet en passe d’être adoptés. Faute de mobilisation, ils entreront en vigueur courant 2005 et affecteront de façon radicale la qualité de notre alimentation. Il s’agit :

 1/ des « Recommandations 2005 » de la Commission Internationale de Protection Radio-logique (CIPR). Rappelons que les « recommandations » de cet organisme servent de base à l’élaboration des réglementations européenne et française en matière de protection contre les dangers des

rayonnements ionisants.

2/ de la nouvelle norme sur la contamination radioactive des aliments élaborée par la Commission du Codex alimentarius. Cette commission – qui dépend à la fois de la FAO et de l’OMS – est chargée d’établir les normes de référence pour le commerce international des denrées alimentaires.

 

Les auteurs de ces projets affirment que toutes les parties prenantes ont été consultées et ont donné leur aval. C’est totalement inexact. En France, le niveau d’information des consommateurs et des professionnels de l’alimentaire est pratiquement inexistant alors que l’impact économique et

sanitaire des changements réglementaires sera majeur.

 Il s’agit des projets les plus inquiétants que la CRIIRAD ait eu à traiter depuis sa création en 1986

 Compte tenu de la gravité des dossiers qu’elle a actuellement à gérer, la CRIIRAD a réuni ses adhérents en Assemblée générale extraordinaire le 10 octobre dernier.

 

Irradiés ou ionisés, cela veut dire la même chose Aliments bio ou pas seront systématiquement irradiés si ces projets sont signés.

 

Plus que deux mois pour faire connaître votre désaccord. Avertissez vos voisins.

Pour signer ou faire signer : http://www.criirad.com

 

 

PETITION pour des ALIMENTS NON CONTAMINES

Campagne :  Pas de radioactivité dans nos assiettes !

Plusieurs projets internationaux, pilotés en sous-main par le lobby nucléaire, pourraient autoriser, d’ici un ou deux ans maximum, la commercialisation d’aliments contaminés par des polluants radioactifs.

En France, à l’exception d’une minorité de responsables, personne n’est au courant. Et pour cause ! Jamais les populations ne donneraient leur accord à  des projets aussi irresponsables. Rappelons en effet que les produits radioactifs sont reconnus comme CANCERIGENES et MUTAGENES et que la

catastrophe de Tchernobyl révèle peu à peu bien d’autres effets délétères, en particulier sur le système immunitaire et l’appareil cardio-vasculaire.

 Compte tenu de la gravité des enjeux, il est essentiel que chacun fasse l’effort de s’informer, et vite ! Le temps est en effet compté : la décision concernant le premier projet (celui du Codex  alimentarius ou code alimentaire international) sera prise à Rotterdam fin avril prochain. Il ne

reste que 2 mois pour agir.

   

ATTENTION : le lobby nucléaire s’emploie actuellement à démobiliser les citoyens en affirmant que tous ces projets resteront sans incidence.  Un article du quotidien Libération a ainsi été désamorcé et un reportage de France 2 annulé. Ne vous laissez pas manipuler.  Cette affirmation est   mensongère : une fois adoptée, la nouvelle norme du code alimentaire international deviendra LA référence. Les Etats qui refuseront l’entrée sur leur territoire des produits « légalement » contaminés s’exposeront aux foudres de l’OMC, l'Organisation Mondiale du Commerce. De nombreux

Dossiers (viande aux hormones et autres) ont démontré que cette instance avait un pouvoir plus que réel et que les questions sanitaires, démocratiques ou écologiques n’étaient pas au cœur de ses préoccupations

 

Une dizaine d’associations et de syndicats se mobilisent pour obtenir l’interdiction de l’irradiation des aliments et, dans les plus brefs délais, l’étiquetage obligatoire de tous les aliments qui ont été irradiés.... En effet, l’irradiation des aliments pose de graves problèmes (voir ci-dessous) justifiant l’application du principe de précaution.

 

L’industrie de l’irradiation cherche à faire de la désinformation en substituant au terme d’ "irradiation" les termes de "ionisation" ou même de "pasteurisation à froid", ce qui relève de l’escroquerie scientifique.

 

Il faut faire savoir aux citoyens que :

  1- Entre leur production et le moment où ils sont mis en vente, de nombreux aliments (volaille, cuisses de grenouilles, herbes aromatiques, crevettes surgelées, poissons, fruits et légumes,... )

subissent un processus d’irradiation (fait ignoré par la grande majorité des citoyens),

   2- L’irradiation provoque l’apparition dans les aliments de composés chimiques fortement suspectés de favoriser les cancers et les problèmes génétiques,

   3- L’irradiation permet de donner plus longtemps une bonne apparence aux aliments alors que, en réalité, elle en dégrade les qualités nutritives.

   4- Par l’irradiation des aliments, les multinationales de l’agroalimentaire allongent artificiellement la durée de vie des aliments ce qui leur permet de délocaliser les productions au détriment des agriculteurs du Nord et du Sud tout en contribuant à aggraver le réchauffement climatique de la planète.  

   5- L’industrie de l’irradiation des aliments met en danger les riverains des centrales d’irradiation et plus largement des dizaines de milliers de personnes du fait des fréquents transports de matières

radioactives.  

   6 - Des aliments produits dans de bonnes conditions sanitaires et commercialisés dans des délais raisonnables n’ont pas besoin d’être irradiés.

 

 

Une mobilisation nationale fut effectuée le 5 mars 2005 devant les 7 centrales d'irradiation des aliments pour dire "NON à l'irradiation des aliments" à l'initiative des organisations signataires suivantes

Pour plus d’information, contactez

Action Consommation    0033 01 34 13 38 13   www.actionconsommation.org

SOS-Planete, le site de l'association Terre sacrée chemin COUNILLERE 83149-BRAS (France),

Les Amis de la Terre - France

Association Léo Lagrange pour la Défense des Consommateurs

ATTAC - France

Biocoop

Confédération Paysanne

CRiiRAD http://www.criirad.com

Fédération Nature et Progrès

Mouvement pour les Droits et le Respect des Générations Futures (MDRGF)

Public Citizen

Réseau Sortir du Nucléaire