Les représentants tibétains avaient reçu les instructions du Dalaï Lama en personne et du chef du gouvernement en exil, le professeur Samdhong Rinpoche, qui les avaient reçu à Dharamsala le 23 Juin. Sa Sainteté le Dalaï Lama a exprimé l'espoir que le processus se poursuive pour parvenir à des négociations substantielles sur la question tibétaine.

Le principe de rencontres périodiques hors de Chine avait été discuté lors de la 3ème session de pourparlers en septembre 2004.

Les amis du Tibet ne peuvent que se réjouir de cette rencontre, en rappelant néanmoins que, sur le terrain, la Chine poursuit sa politique de colonisation et la répression des partisans du Dalaï Lama. Le secrétariat d'Etat américain, dans une déclaration, a encouragé la poursuite du processus.
http://www.tibet-info.net/info/info.shtml#newsitem1120941656,88379,

Le dernier Dalaï Lama ?

"Si je devais mourir dans les tout prochains mois ou avant que nous soyions capables de revenir au Tibet, il y aurait un nouveau Dalaï Lama", a déclaré le XIVème Dalaï Lama au quotidien indien Hindustan Time. "Mais si nous cessons d'être une communauté de réfugiés et que nous vivons dans un Tibet démocratique, alors je ne pense pas que je devrais avoir un successeur après ma mort", a-t-il ajouté.

Ces déclarations sont intervenues au moment où des milliers de Tibétains se préparaient à commémorer le 70ème anniversaire du Dalaï Lama le 6 juillet.

Le titre Dalaï Lama (Lama Océan en mongol) a été attribué au XVIème siècle par Altan Khan au maître érudit de l'école Guélougpa Sonam Gyatso (1543-1588) qui l'a lui-même décerné rétroactivement à ses deux prédécesseurs (Gendun Droup et Gendun Gyatso). Un siècle plus tard, le cinquième tenant du titre s'est écarté de son rôle purement religieux pour unir politiquement le Tibet, assumant les pouvoirs temporels ainsi que religieux.

L'actuel Dalaï Lama s'est également interrogé sur le long processus conduisantà "retrouver" le futur tenant du titre."Il se peut que certaines réincarnations n'aient pas été authentiques" a-t-il affirmé, mais en ce qui le concerne, il a avoué qu'il se considérait vraiment comme l'incarnation du Vème Dalaï Lama, Ngwang Lobsang Gyatso, dont le long règne fût une période essentielle de l'Histoire du Tibet.

"Comment expliquer autrement, explique-t-il avec humour, que bien qu'étant un gamin extrèmement paresseux, j'arrivais à en savoir autant que mes précepteurs en matière de philosophie bouddhiste ?"

Le Dalaï Lama avait affirmé à plusieurs reprises qu'il n'aurait de successeur dans cette fonction que si cela était utile au peuple tibétain et qu'il souhaitait pour sa part voir le Tibet futur gouverné par un président élu démocratiquement. Quant à son retour en ce monde en tant qu'enseignant et moine bouddhiste, il relève de sa propre compassion et des voeux qu'il formule lui même dans ce sens. Répondant, il y a quelques années à Michel Denisot sur Canal+, il n'excluait, toujours avec le même humour, aucune possibilité, se voyant aussi bien renaitre grand, blond, aux yeux clairs que, pourquoi pas, de sexe féminin !
http://www.tibet-info.net/info/info.shtml#newsitem1120941659,91624,

Bouddhisme et relations sino-tibétaines

Le bouddhisme tibétain, objet depuis des décennies de la répression chinoise pourrait être aujourd'hui un important facteur d'amélioration des relations sino-tibétaines. C'est ce qu'affirme un article paru dans un grand quotidien indien qui précise que non seulement de simples citoyens chinois mais même d'anciens dirigeants communistes montreraient leur intérêt en approchant le Dalaï lama, qui s'en réjouirait. Ainsi l'ancien secrétaire Général du PCC, Zhao Ziyang, en résidence surveillée depuis le massacre de Tienanmen qu'il avait désapprouvé, aurait demandé au Dalaï Lama, via des canaux diplomatiques officieux, de prier pour lui quelques semaines avant sa mort.

Ce que le Dalaï Lama fit effectivement. Informé de ces prières, la famille de Zhao Ziyang aurait envoyé une lettre de remerciement. D'autre part, la fille de l'ancien Président Jiang Zemin serait bouddhiste pratiquante, et visiterait régulièrement des monastères en Chine. Ce qu'a mentionné le Dalaï lama à de nouveaux réfugiés en mars dernier. L'absence de direction spirituelle en Chine expliquerait cet attrait pour le maître tibétain qui reçoit régulièrement la visite de Chinois d'outre-mer.

Au Tibet même, de nombreux pèlerins viendraient rechercher des enseignements, certains prononçant même leurs voeux monastiques au sein d'écoles tibétaines. Les Tibétains voient dans cet attrait pour le bouddhisme un changement bienvenu, mais, avec les exilés, ils déplorent toujours le manque d'ouverture de la direction chinoise sur la question tibétaine.
http://www.tibet-info.net/info/info.shtml#newsitem1120943599,78900,