"Des terres sont disponibles pour tous les Zimbabwéens qui en veulent", a déclaré M. Made à l'AFP. "Cela ne veut pas dire qu'ils auront des terres automatiquement: les candidats, noirs ou blancs, seront interrogés et si cela est concluant, des terres leur seront allouées", a-t-il ajouté.

Mais, a affirmé M. Made, "la réforme agraire (de 2000) est irréversible" et "il n'y a pas de changement dans la politique du gouvernement lorsque les blancs se portent candidats pour acquérir des terres. Ils seront traités comme tout autre Zimbabwéen", a-t-il affirmé.

Le Syndicat des fermiers commerciaux du Zimbabwe (CFU), regroupant essentiellement des blancs, qu'a rencontré M. Made, a annoncé avoir demandé des terres pour quelque 200 de ses adhérents.

La réforme agraire de 2000 avait été accompagnée d'occupations souvent violentes des fermes des blancs par des partisans de Mugabe et conduit à l'expropriation de quelque 4.000 des 4.500 fermiers blancs du pays. Environ 600 d'entre eux restent encore en activité.

La réforme de 2000 avait été lancée par le président Mugabe pour - officiellement - corriger les injustices de la colonisation britannique en redistribuant les terres fertiles du pays appartennant à la minorité blanche à la majorité noire du pays.

Selon l'opposition, cette réforme n'a été qu'un "outil politique" utilisé par le chef de l'Etat pour se maintenir au pouvoir.

Elle s'est traduite par une chute de la production agricole et a précipité le Zimbabwe dans une grave crise économique qui dure depuis plus de six ans et dont le pays n'arrive pas à se relever.

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