La situation est inquiétante, prévient le groupe Les amis du centre Simon Wiesenthal sur l'étude de l'Holocauste. En 1995, un site était répertorié. Il y en a plus de 6000 aujourd'hui.

Des sites montrant la fabrication d'une bombe à partir d'un cellulaire ou tous les détails pour faire une ceinture explosive se trouvent facilement sur la Toile, comme le révélait le Journal en novembre dernier.

Le côté sombre du Web, celui de désinformer de façon insidieuse, inquiète Richard Marceau, conseiller au sein du groupe.

«Les jeunes vont jouer à des jeux en ligne où ils doivent tirer sur des gais, des Noirs ou des juifs. Ces sites incitent à la violence. Quand ils sortent de leur bulle de jeu, l'ennemi demeure le même», explique M. Marceau.

Chaque mois, chacune des huit personnes du centre Wiesenthal basées partout dans le monde, navigue sur 25 000 sites.

Anne-Marie Savoie
Le Journal de Montréal

http://www2.canoe.com/techno/nouvelles/
archives/2006/07/20060728-081908.html