Le chargé du projet chez ABB, Luc E. Lévesque, a parlé d’un véritable «exploit» pour qualifier le travail de la quinzaine de personnes qui ont participé, à temps plein, au

développement du produit depuis août 2005: «L’équipe a réalisé un des interféromètres – instrument de mesure – les plus performant de l’histoire spatiale.» Des ingénieurs, des physiciens, des techniciens et des gestionnaires ont participé à la réalisation du projet.

3 jours pour couvrir la terre

L’appareil mettra trois jours à couvrir la planète. Son principal avantage sera d’offrir un capteur unique pour mesurer les GES. Ce sera de nature à faciliter les calculs et les comparaisons entre les différents points de la planète. Les données seront accessibles aux scientifiques du monde entier qui s’intéressent à la question.

Pour le directeur général d’ABB Unité d’affaires analytiques, Jean-René Roy, c’est là la «preuve» que l’on peut créer de la haute technologie à Québec. Le satellite sera mis en orbite en 2008 par l’Agence spatiale japonaise (JAXA). Il devrait être opérationnel entre 6 et 9 mois après son lancement.

L’appareil développée par ABB utilise une technologie à infrarouge pour «lire» la signature des GES et établir leur densité. En prenant des lectures en différents points d’orbite, il devient alors possible de définir le niveau de concentration de chaque gaz dans l’atmosphère, comme le méthane ou le CO2.

Le satellite servira à étudier l’évolution des objectifs que se sont fixés les pays signataires du protocole de Kyoto quant à la réduction des émissions de GES entre 2008 et 2012.

Développement

Les dirigeants d’ABB à Québec expliquent que le marché dans le milieu spatial est «très conservateur» et qu’il est difficile pour de nouveaux joueurs d’y entrer. L’obtention de contrats est fortement liée au «lien de confiance» et à «l’héritage» qui existe entre clients et fournisseurs.

ABB emploie actuellement 200 personnes à Québec. Le développement de l’entreprise est notamment tourné vers l’Europe et la Chine. Elle fait aussi des affaires au Canada et aux États-Unis. Le contrat pour la mise au point de l’appareil de détection était d’une valeur de 10 M$. L’ensemble du projet est évalué à 150 M$.

http://www.canoe.com/infos/quebeccanada/
archives/2007/06/20070626-124801.html