Mais de cette supposée « faute » de base, nous en avons rajouté. Si on parle souvent de pièces de théâtre à propos de nos vies, on peut aussi prendre l’analogie des jeux d’enfants. Un jour par exemple, on joue aux cow-boys et aux indiens. Une vie en quelque sorte. Dans notre inconscience enfantine, le jeu se vit comme un affrontement entre des gens divisés ou certains meurent à la fin et où d’autres « gagnent ». Mais si on prend ce jeu pour une vie, ce que l’on gagne c’est, chez certains un sentiment d’avoir été victime de la méchanceté des autres et chez les autres, un sentiment de culpabilité d’avoir « tué » les uns. Admettons que les enfants jouent le lendemain aux gendarmes et aux voleurs, notre vision de la fameuse roue Karmique nous dit que les enfants démarrent le jeu avec déjà les rancoeurs, les frustrations, les culpabilités de la veille. Pas idéal pour bien s’amuser.

 Et pourtant s’est ce que l’on fait avec la façon dont on vit au fil de nos vies. Evidemment, en accumulant les rancoeurs, le jeu ne fait qu’empirer, c’est ce que l’on voit sur la planète actuellement. Maintenant, que disent beaucoup d’enseignements : on va nettoyer dans les corps physique et éthériques ces blessures pour pouvoir se guérir et se libérer. OK, jolie programme mais que se passe t’il a la fin. Pour reprendre l’analogie de la souris, on obtient après beaucoup d’efforts une roue propre, certes, mais on est toujours dans la roue. Et à la moindre baisse de vigilance, hop, une petite « faute » et s’est reparti pour un tour. C’est sans fin.

En fait ce que j’ai vu, s’est que pour nous sortir de la roue il faut d’abord arrêter de courir, stopper la roue, puis se libérer de nos  attachements à cette roue car sans cela on ne peut en descendre : Que peut on mettre dans ces attachements ? : Essentiellement notre goût inconscient de la souffrance qui découle de notre manque d’amour pour nous et de ce fantastique sentiment de culpabilité évoqué précédemment. Il y a aussi au fond de nous une colère liée plus sûrement à la frustration d’avoir couru pendant des vies après l’illusion d’attraper le morceau de fromage…..

J’expliquais ce matin cette vision des choses à une amie et celle-ci en m’entendant a eu la réaction suivante : elle a senti monter une grande colère en elle et m’a dit «  c’est c.. ton truc, s’est trop simple ». Puis sentant sa réaction, elle a réalisé que ç’était sûrement plus proche de la vérité que cela ne paraissait. En effet, plutôt que de s’user à se pardonner nos « erreurs » passées, regardons notre courage d’avoir accepter de rentrer un jour dans la roue avec pour objectif de découvrir l’inutilité d’y rester….

Quand j’ai compris cela, j’ai d’abord eu un beau fou rire puis je me suis dit pourquoi ? Pourquoi ?, je l’ai senti rapidement après la question : maintenant que je reviens à la maison, que je retrouve le chemin de ce à quoi j’ai toujours eu droit, c'est-à-dire l’amour de la vie, je l’apprécie beaucoup plus que je ne l’appréciais avant de me lancer dans l’aventure. Un peu comme si après avoir traversé le désert, sans eau, on arrive à une oasis. Je suis certain que dans ces cas là on se découvre un amour infini et une gratitude sans borne pour l’eau…..

Une fois réalisé tout cela, il nous est demandé de nous guérir de ces attachements à la roue, donc principalement de nos culpabilité afin de retrouvé l’amour de nous, puis de continuer à jouer car on nous invite à rester ici et non à partir. Mais à ce moment-là on joue le jeu en Conscience. Et si on reprend l’image des cow-boys et indiens, on ne vit plus la lutte mais la fraternité et le partage (je ne parle pas de calumet de la paix car je suis non-fumeur !!!!). Et dans ces cas là, la fréquence énergétique que nous émettons nous permet d’attirer vers nous des gens qui veulent jouer de la même façon que nous, c'est-à-dire dans le respect et l’amour de l’autre et de soi même. En fait, à mon sens, pour reprendre l’image du péché, la seule véritable faute qui pourrait exister est de continuer à courir dans la roue, à s’identifier aux rôles alors que l’on en est conscient. Mais là encore, ne rajoutons pas de lourdeur et tachons de vivre en conscience.

Je vais donc dorénavant mettre tous mes efforts de thérapeute pour nous aider à nous détacher de la roue et tous mes efforts d’homme à jouer le jeu de la vie conscient….que c’est un jeu conscient….

Eric Pession 
www.terredelumiere.org